Accueil

4

Quelques Pièces


L'AMOUR VIENT EN JOUANT

Analyse

Dans un castel de Normandie, Clara vit isolée du monde. Abandonnée il y a cinq ans par un mari volage, elle nourrit, depuis, à l'égard des hommes, une violente répulsion, et gifle, à tours de bras, les séducteurs assez audacieux pour franchir le seuil de sa porte. Arrive, sans complexes, Michel qui ne cache pas la vérité. S'il entreprend une conquête, réputée impossible, c'est qu'il a engagé un pari avec un camarade : avant huit jours, il doit être l'amant de Clara s'il veut emporter l'enjeu du pari qui se monte à cent mille francs.


Critiques

Il s'agit bien en effet d'un jeu, d'un simple divertissement que M. J. BERNARD-LUC a conduit, durant deux actes, avec une grande virtuosité. Pour avoir voulu trouver à une situation artificielle une conclusion logique, l'auteur a faibli lors du dénouement. Évidemment, il ne saurait être question ici, de recherches psychologiques ou d'analyse de sentiments. L'auteur n'a eu d'autre prétention que de réussir une gravure galante – et même un peu libertine – et elle nous a procuré d'autant plus de plaisir que M. Roger DORNES a su lui donner le style léger et gracieux de CARMONTELLE ".
Max FAVALELLI – Paris-Presse

" J. BERNARD-LUC trouve injuste que le théâtre comique soit relégué, chez nous, au trente-sixième rang ; son dessein est de réagir contre ce pédantisme d'aujourd'hui, qui veut qu'on ait honte de rire… Aussi " L'Amour vient en jouant " comprend-t-il un côté artificiel, systématique, sans aucune prétention à la réalité. Le mot jouer est compris dans trois sens différents : s'amuser, parier, et interpréter une comédie, évidemment. Il s'agit de l'éternel jeu de l'homme et de la femme, celle-ci voulant qu'on la conquière après beaucoup de luttes, de joutes plus ou moins polies et coquettes ".
GUILLAUMET – Les Nouvelles littéraires

" C'est une pièce de boulevard, au meilleur sens du terme : une pièce techniquement bien faite, ne manquant pas d'esprit, et interprétée par de très bons acteurs. Exactement ce qu'il faut pour passer une bonne soirée de délassement ".
Jacques LEMARCHAND - Combat


LE COMPLEXE DE PHILÉMON

Analyse

Hélène et son mari François forment, depuis quinze ans, le couple le plus uni et le plus serein qui soit. Un jour, Hélène assiste à la conférence d'un psychanalyste de renom qui la persuade que son mari, en apparence normal, présente toute une série de tares et de défauts cachés, connus sous le nom de " Complexe de Philémon ". S'ensuit alors, entre les deux époux, un échange de propos cocasses qui préludent à des situations les plus inattendues.


Critiques

" Sur un thème qui a le mérité de sortir des sentiers battus, l'auteur a écrit une comédie alerte, plaisante, pleine de trouvailles charmantes, dont quelques-unes sont d'un haut comique. Le dénouement est peut-être un peu lent et embarrassé, mais l'ensemble a un air légèrement loufoque qui est très séduisant. Je me suis beaucoup amusé ".
André RANSAN – Ce Matin – Le Pays

" Excellent sujet que cette satire de la psychanalyse. M. BERNARD-LUC a mis le doigt sur l'un des ridicules de notre époque (je parle, bien sûr de ces têtes un peu folles qui font du freudisme leur tarte à la crème et il en a tiré une comédie extrêmement réjouissante ".
Max FAVALELLI – Paris-Presse

"Un premier acte étincelant ; un second où quelques passages pourraient être allégés, enfin un troisième acte dont la réussite rejoint le premier et nous vaut quelques scènes d'une cocasserie et d'une finesse exceptionnelles, tel est le très bénéfique bilan de cette soirée qui s'annonce comme devant avoir de très nombreux lendemains ".
Paul ABRAM – Libération

 

HIBERNATUS

Analyse

Un bateau brise-glaces a ramené le corps d'un homme pris dans un bloc de glace, depuis 1900. Restitué à sa famille, celle-ci a l'idée, pour éviter le choc de l'hiberné à son réveil, de restituer l'atmosphère et les costumes 1900, afin que ce dernier s'imagine que sa léthargie n'a duré que quelques semaines. Cette histoire va déboucher sur une suite de très nombreuses surprises pour ce jeune homme de 82 ans, et de situations particulièrement extravagantes et cocasses.


Critiques

" L'hibernation est l'un des derniers dadas de la science moderne. Hier matin, les journaux nous informaient qu'on avait " gelé " Melle Martine CAROL et hier soir, Jean BERNARD-LUC, toujours à 'affût pour demander à l'actualité les thèmes de son inspiration, présentait une comédie satirique sur le même sujet. Il se trouvera peut-être quelques esprits chagrins pour considérer de haut cet " Hibernatus ". Je suis de ceux qui, sans arrière-pensée, y ont ri de bon cœur ".
Max FAVALELLI – Paris-Presse

" Ce n'est pas du grand théâtre. Ce n'est pas du vrai théâtre. C'est de l'excellent guignol ".
Robert KEMP – Le Monde

" Ce n'est que de l'excellent guignol, a dit sévèrement notre ami Robert Kemp. Mais si c'est là du guignol, je dirai " vive Guignol "… Je soutiens qu'" Hibernatus est beaucoup plus qu'un vaudeville, c'est une fantaisie très divertissante et que l'auteur a eu grand mérite de savoir animer jusqu'au bout ".
Gabriel MARCEL – Les Nouvelles Littéraires

 

Haut de page

retour suite
Table des matières