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Quelques pièces

 

CE SOIR À SAMARCANDE

Pièce créée le 29 septembre 1950, Théâtre de la Renaissance.

Analyse

Nous faisons librement tout ce qui est écrit. Une femme a été mise en garde contre le destin qui la menace. Deux fois elle échappe à ce destin par sa seule volonté. Mais est-ce pour toujours qu’elle y échappe ?

Critiques

“La soirée que nous offre Jacques DEVAL est d’un agrément délicat et tendre comme un conte d’Andersen coloré par Walt Disney. Rien n’y est réel et tout y semble vrai. Pas une minute nous ne saurions admettre la véracité de son intrigue, et, par le miracle de son ingéniosité et l’attrait de son dialogue, pas un instant, alors qu’elle se déroule devant nous, nous ne doutons de sa réalité. Miracle des enchanteurs et des poètes. Jacques Deval a su être l’un et l’autre”.
Paul Abram - Libération

“S’il existe un syndicat clandestin des voyants professionnels, des tireurs de cartes, il subventionnera discrètement la Renaissance. Tous les superstitieux auront la tête tournée par la boule de Sourab. Toutes les âmes tendres, en voyant trois fois apparaître Melle Frédérique Nadar qui, sous le nom de Thérèse, jongleuse, infirmière, femme de chambre, incarne évidemment la mort… Pour ma part, je me suis contenté sans frémir de savourer un dialogue spirituel et vivace et d’admirer une étonnante comédienne à qui j’ai toujours prédit un grand avenir, sans tarots ni boule de cristal : Melle Gaby Sylvia”.
Robert Kemp - Le Monde

 

LA PRÉTENTAINE


Pièce créée le 2 septembre 1957, au théâtre des Ambassadeurs.

Analyse

Le héros est aidé à traverser l’Atlantique clandestinement par un steward, afin de retrouver à New York une jeune américaine dont il est amoureux. L’héroïne, elle, est aidée à traverser l’Atlantique par une camarade d’infortune, dans le but de piéger aux USA un riche épouseur. Mais la providence se mêle à son tour d’aider les deux passagers.

Critiques

“Mon Dieu que c’est donc reposant et agréable une bonne comédie de boulevard. Ce qui est déplaisant, c’est la comédie de boulevard mal faite. Mais alors, avouez que la grande pièce à prétention est tout aussi désagréable. Et beaucoup plus assommante. Or ici, la pièce est menée à peu près de bout en bout avec une habileté confondante. Ne faites pas la petite bouche, n’applaudissez pas du bout des doigts, n’ayez pas honte de votre plaisir, c’est un charmant divertissement. Jacques Deval y fait preuve d’une verve de laquelle nous sommes des habitués. Réjouissons-nous qu’il nous fournisse de ce genre de théâtre un échantillon aussi gaiement usiné”.
Jean-Jacques Gautier - Le Figaro

“Une grâce fine, le sourire-duvet, des gentillesses de bon ton avec pourtant de la pointe et du mordant, ce je ne sais quoi qui fait dire d’une robe, d’un clin d’œil ou d’un bibi “ça c’est Paris”. Monsieur Jacques Deval est le seul a les avoir conservés, embaumés, et il sait les faire reverdir. La Prétentaine ? ce n’est pas comme on dit “méchant” cela n’épuise pas les facultés d’attention ni le flux cérébral du spectateur. Cela le rend heureux, le met à l’aise, le détend. Il rit, figurez-vous. Presque tout le temps…Au fond, voyez-vous, cela sert de ne pas viser trop haut : à rien de plus qu’à divertir. On fait mouche”.
Robert Kemp - Le Monde

“Ce que l’analyse ne rend malheureusement pas, c’est l’extrême agrément du détail. Il y a longtemps que je n’ai vu une pièce aussi plaisante. Il est infiniment curieux qu’un auteur, au fond de lui-même si âcre, si pessimiste ait réalisé cette ravissante “pièce montée”.
Gabriel Marcel - Les Nouvelles Littéraires

 

LA MANIÈRE FORTE

Pièce créée le 9 février 1954, au Théâtre de l’Athénée.

Analyse

Un imprudent jeune homme, institué dragon de vertu pour solde d’une dette de jeu, devient gardien d’une femme libre contre son indigne amant, et gagne, par l’intransigeance ce que son charme personnel n’avait pu décrocher ex abrupto.

Critiques

"Jacques Deval possède un métier sûr, un sens presque diabolique de la scène, un talent léger et d’ailleurs charmant, comme en témoigne "La Manière Forte" nouvel intitulé d’une comédie naguère applaudie sous le nom de "Dans sa candeur naïve".
Le Journal du dimanche

"… le solide métier, la fantaisie dirigée et le dialogue dont la mousse pétille encore sous le fouet à champagne de l’auteur".
Gustave Joly - L’Aurore

"C’est une pièce charmante, un gâteau feuilleté ; cela ne se cuisine plus guère ; et Monsieur Jacques Deval en garde seul la recette exacte, et seul il a le “tour de main".
Robert Kemp - Le Monde

 

SPÉCIALE DERNIÈRE…


Pièce créée le 16 octobre 1961 au Théâtre de la Renaissance.

Analyse

Une satire étincelante de l’Amérique 1925, celle d’Al Capone, des bootleggers, de la presse soudoyée, des politiciens véreux, de la police politisée.

Critiques

"L’excellente soirée !… Une remarquable comédie où il y a tout : le portrait satirique, la drôlerie, le mouvement, le rebondissement, la surprise, le halètement… Du drame, du policier, du comique. L’unité de temps, de lieu et d’action. Des péripéties. De la verve dans les répliques. Des dialogues à tiroirs. Des scènes pittoresques sur un scénario plein d’invention. Des personnages cocasses qui surviennent en cascade. De l’imprévu qu’on attend. De l’attendu… et il arrive… autre chose ! Des mots qui font rire et d’autres qui font tordre. Certains qui font pouffer et quelques uns qu’on applaudit. Des répliques qui font pschitt…"
Jean-Jacques Gautier - Le Figaro

“L’habileté confondante des suspens et l’entrain exemplaire de la troupe rendent la soirée aussi heureuse et vivifiante que la lecture d’un Tintin ou la vision d’un Hitchcock… Modèle d’ingéniosité dans la composition, de raccourci dans la psychologie, de précision et d’économie dans le dialogue… De la minutie, de la santé, de l’humour ; moitié tranche de vie, moitié… tranche de rigolade”.
B. Poirot-Delpech - Le Monde

“Jacques Deval s’est diverti à écrire une sorte de” à la manière de “spirituelle et ironique des films dits de la “série noire”. Et il convient de reconnaître que cette “mise en boîte” est des mieux réussies. Jacques Deval n’a oublié ni le côté mélo “boulevard du crime” ni le côté sentimental, ni le suspense obligatoire, ni les sketches comiques, ni les coups de revolver et de mitraillette, ni les gags branquignolesques”.
André Sauger - Le Canard Enchaîné

 

CHARMANTE SOIRÉE


Analyse

Un amant et une maîtresse jurent, dans leur exaltation amoureuse, de ne pas survivre l’un à l’autre, s’il arrivait malheur à l’un d’eux. Un danger de mort se présente soudain et, aussitôt, chacun des deux êtres cherche férocement à sauver sa peau, dut-il, pour cela, sacrifier la vie de l’autre.

Critiques

“Voilà, à n’en pas douter le thème d’un drame effroyable. Mais Mr Jacques Deval n’a point d’autre but que celui de divertir et sa couleur préférée serait plutôt le rose. Il s’est donc évertué, avec un rare bonheur, à émonder cette douloureuse histoire de tout ce qui pourrait lui conférer un peu de poids et de vérité. Et, n’oubliant jamais que les Variétés se trouvent sur les terres du boulevard, remplaça soigneusement tous les cris de la sincérité par des mots d’auteur”.
Max Favalelli - Paris-Presse

“On a ri sans discontinuer durant les deux derniers actes et les critiques riront peut être encore plus fort le soir de la générale, lundi prochain”.
Steve Passeur - L’Aurore

“Ayant choisi pour sa comédie un cadre préfabriqué, Jacques Deval a mis en œuvre ses qualités d’homme de métier: habileté dans la construction, vivacité du dialogue, drôlerie dans le détail des situations… Telle qu’elle est, cette comédie n’est pas sans agrément. On y trouve de fort réjouissantes répliques, et si certaines scènes traînent un peu, l’ensemble est mené à bonne allure”.
Jean Guignebert - Libération

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