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Un poète provençal

Le 28 février 1895, Augustine, femme de Joseph PAGNOL, instituteur à Aubagne, donne le jour à Marcel. En juin 1900, Joseph est nommé à Marseille, où Marcel ne se sent pas particulièrement heureux d’être le fils de l’instituteur : il habite au-dessus de l’école, ne partage pas la joie de ses camarades à la sortie, sa place de premier de la classe, acquise on ne peut plus légitimement, lui vaut la suspicion des autres élèves. Il connaîtra le bonheur à 9 ans, lors des grandes vacances, car les PAGNOL loueront pour l’été un cabanon, « la bastide neuve ». Marcel PAGNOL évoquera cette jeunesse dans deux ouvrages remarquables La gloire de mon père et Le château de ma mère.

Afin qu’il puisse aller au lycée, dont les études vont durer sept ans, il doit obtenir une bourse, car le salaire d’un instituteur ne suffirait pas à assumer une aussi lourde charge. Il passera l’examen, et sera reçu deuxième. C’est au lycée qu’il fait la connaissance d’Albert COHEN qui de viendra l’un de ses meilleurs copains et qui lui dira, devant ses poèmes : « Tu entreras à l’Académie Française ».

Il est en effet particulièrement doué en français et s’adonne à la poésie dont il rédige un recueil Le livre de la nature. À 15 ans, ses poèmes sont publiés dans une revue marseillaise Massilia.

En juin 1910, sa mère Augustine, poitrinaire, décède, et en juillet 1912, Joseph épouse Madeleine, sa gouvernante, ce qui entraîne la rupture - provisoire - avec Marcel qui a l’intransigeance de ses 17 ans. En juillet 1912, Marcel est reçu aux deux parties du bac avec mention « assez bien ». Il décide de devenir professeur et prépare son concours d’entrée à l’École Normale Supérieure.

Deux août 1914, déclaration de guerre. PAGNOL a 19 ans et demi et n’est pas mobilisable. Il est très amoureux de Simone COLLIN qu’il a connue chez Joseph, lequel donnait à sa sœur des leçons d’anglais. Elle s’est donnée à lui et il a l’intention de l’épouser. Il est incorporé le 17 décembre au 163ème régiment d’infanterie et réformé définitif au bout d’un mois pour faiblesse de constitution. Il devient répétiteur stagiaire au Collège de TARASCON.

Il épouse, sans le consentement de son père - mais il a 21 ans - Simone à Marseille. En octobre 1917, il devient délégué général pour l’enseignement des lettres et de l’anglais au Collège de Pamiers. Il est ensuite nommé à Marseille professeur adjoint et surveillant d’Internat, et relance sa revue Fortunio, soutenu par Le Petit Provençal, célèbre et puissant quotidien dont le Directeur, Marius RICHARD, a été séduit par le charme et l’originalité du jeune PAGNOL qui était alors le répétiteur de son fils Charles, lequel deviendra Carlo RIM.

 

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