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Quelques Pièces

 

LES J3
ou
La nouvelle école


Analyse

La pièce met en scène des lycéens de 1943. Une jeune femme, entrant en qualité de professeur de philosophie dans une classe de garçons très à la page, entreprend de révéler ces jeunes gens à eux-mêmes. Sa grâce, son charme, sa volonté souriante opèrent le miracle. Elle se fera aimer de ses élèves et les transformera en garçons honnêtes et courageux. Bien entendu, sa beauté déclenchera la passion de chaque potache, particulièrement chez l’un d’eux.


Critiques

"C’est une pièce charmante, et l’on voudrait que cet adjectif n’eût pas été aussi galvaudé pour le lui accorder à meilleur escient : une pièce charmante et vivante, amusante et amusée et qu’au dernier acte, tout à fait réussi et qui finit justement bien parce qu’il ne finit pas bien, empêche de tomber dans l’enfantillage".
Maurice Rostand

"La dernière pièce de Roger-Ferdinand attire aujourd’hui tout Paris parce que c’est une très jeune et très pure histoire d’amour. Comme toutes les œuvres de Roger-Ferdinand, le thème en est simple et classique : une jeune femme, en faisant naître l’amour dans le cœur de cinq adolescents, leur fait comprendre l’intérêt et la gravité de la vie des hommes. Ces mauvais élèves pourraient être détournés de leurs devoirs par une autre passion, celle du sport par exemple, au lieu de celle du marché noir. La pièce n’en resterait pas moins solide et plaisante, parce que le thème central est un thème éternel. Le titre, habilement choisi, met l’œuvre au premier rang de l’actualité, et je crois que, dans dix ou vingt ans, nous la reverrons sur scène, aussi vive et aussi fraîche qu’au premier soir".
Marcel Pagnol

"Avec un sens critique plus porté à s’amuser des déviations de la morale qu’à s’en indigner, Roger-Ferdinand nous offre une comédie alerte, spirituelle, construite avec habileté. Il a cherché à nous divertir. Son but est atteint, sa réussite complète".
Georges Ricou

 

LE MARI NE COMPTE PAS


Analyse

Un mari, juge d’instruction, jeune encore, vient de commettre, sur le plan conjugal, une légère imprudence… auprès de la séduisante épouse de son meilleur ami. Mais ni la femme du coupable, ni le mari de l’autre, ne remarquent rien. Alors ? Le coupable, perplexe, constate cette évidence immorale : "On peut toujours oser, cela ne se sait pas". Dans ces conditions… Lui-même ne serait-il pas trompé sans le savoir ?


Critiques

"La pièce, sous des dehors légers, plaisants, voire un peu vaudevillesques, ressortit, par bien des traits, à la comédie de caractères, accuse des prolongements, et d’une âpre, large, profonde résonance, va beaucoup plus loin qu’elle ne paraît, sans avoir l’air d’y toucher, nous donne sans cesse à sourire (et même à rire) mais aussi à penser à l’entour de notre misérable condition humaine, des faiblesses et imperfections inhérentes à notre nature. Et il s’en dégage toute une philosophie de l’amour, du mariage, de la vie conjugale, qui n’est pas particulièrement réjouissante".
Edmond See – Normandie

"Les scènes successives qui amènent le naïf et propre Léon à découvrir la laideur qui l’entoure portent la marque, non seulement d’un dramaturge qui possède à fond son métier, mais d’un écrivain qui connaît admirablement le cœur des hommes".
André Ransan – Ce Matin

"Si la pièce effleure tour à tour l’étude de caractère et l’étude de mœurs, sans nuire à son unité ou à son rythme allègre, elle développe ses possibilités comiques, échos en quelque sorte immédiats, de Courteline, et parfois, résonances affaiblies d’un Molière".
Marcel Augagneur – France-Soir

 

LE PÈRE DE MADEMOISELLE


Analyse

Françoise, fille d’un conseiller à la Cour, a quitté Nancy la veille de son mariage, afin de refuser d’épouser un riche fiancé qu’elle n’aimait pas. Un an plus tard, on la retrouve à Paris, secrétaire d’une vedette, Edith Mars. Les parents ont fini par découvrir le lieu de sa retraite, et débarquent. Une méprise fait, alors, qu’ils sont persuadés que leur fille est à Neuilly chez elle et qu’elle paye cette réussite au prix d’une liaison.


Critiques

"L’histoire est piquante. Elle prête à une satire des mœurs bourgeoises ; elle permet quelques traits politiques. Elle campe un personnage de magistrat assez bien étudié. Monsieur Roger-Ferdinand a trouvé des répliques drôles, inattendues et qui portent".
Paul Gordeaux – France-Soir

"On a tout dit sur le talent si fécond et si varié de l’auteur. Il trouve aujourd’hui son plein épanouissement et sa plus haute maîtrise. Mais ce qu’il faut admirer le plus ici, c’est le soin que prend l’auteur à peindre des caractères ; cette peinture atteint souvent la perfection. De même le style qui, bien que dépouillé à l’extrême, reste vivant et coloré. Dans l’ensemble, une comédie satirique alerte et attrayante, qui conserve d’un bout à l’autre son humanité et fait entendre parfois des accents d’une résonance toute classique".
André Ransan – Ce Matin

"Roger-Ferdinand ne s’est pas contenté d’établir son intrigue et d’y servir les mots d’auteur qu’exige le genre ; les mœurs et les caractères ne lui sont pas indifférents, il aime illustrer le conflit des générations, opposer le médiocre honnête homme à l’épouse acariâtre, la jeune fille réservée à l’exubérance. Chemin faisant, il s’intéresse à la magistrature dont il décrit en traits légers les ambitions et les amertumes. Mais son indulgence le trahit et derrière l’aimable apparaît un tableau qui laisse rêveur…".
J-B. Jeener – Le Figaro.

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