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Les débuts d’un diplomate et d’un écrivain célèbre

De retour à Paris, Jean Giraudoux entra comme rédacteur de la page littéraire au quotidien du Matin et publia son premier ouvrage Les Provinciales, chez le nouvel éditeur, Bernard Grasset. Le roman fort apprécié par Jules Renard manqua de peu le Prix Goncourt.

1910. Ayant choisi la carrière diplomatique, Jean Giraudoux se présenta au concours des Chancelleries. Reçu le premier, il est nommé élève vice-consul à la direction Politique et Commerciale au Ministère des Affaires Étrangères .

À dix-huit ans, il connaît son premier chagrin d'amour pour la sœur d’un ami. Mais il se consolera quelques années plus tard auprès de Suzanne Roland, qui divorcera pour l’épouser .

Sans perdre de temps, Grasset publie, en 1911, le deuxième ouvrage de Giraudoux L’École des indifférents dont la lecture enchante Paul Claudel. Ce dernier recommande le jeune auteur à Philippe Berthelot, directeur de cabinet au Ministères des Affaires Étrangères. Voici donc la carrière de notre futur diplomate en bonne voie. C’est pour lui un plaisir que d'effectuer des voyages en Europe en tant qu’ accompagnateur de la valise diplomatique.

Malheureusement, le 1er aout 1914, sonnait le tocsin de la guerre. Dès septembre, le sergent Giraudoux, affecté au 298 ème régiment d’Infanterie fut blessé, lors de la campagne d’Alsace. Guéri, après un séjour dans un hôpital de Bordeaux, il fut embarqué, l’année suivante, pour les Dardanelles où les combats faisaient rage. Blessé une seconde fois, Giraudoux fut rapatrié à Paris pour y être soigné.

Après avoir été nommé sous-lieutenant, cité à l’ordre de l’Armée, décoré de la Légion d’honneur, en 1916, il entra au bureau de la Propagande du Ministère des Affaires Etrangères.

Envoyé tout d’abord comme instructeur militaire à Lisbonne, il participa ensuite à la mission Harvard aux Etats-Unis - mission destinée à préparer de jeunes volontaire à venir se battre en France.

Pendant ce temps paraissaient en librairie deux nouveaux ouvrages : Lectures pour une ombre  et Simon le Pathétique.

Novembre 1919, Giraudoux, retrouva le quai d’Orsay en tant que secrétaire d’Ambassade. Et comble de joie, devint le père d’un joli petit Jean-Pierre.

1920, 1921, 1922, 1923,   à chaque année son nouveau roman : Adorable Clio,Suzanne et le pacifiqueSiegfried et le Limousin. Dans ce dernier ouvrage, récompensé par le prix Balzac Giraudoux fit appel à la fois à ses souvenirs d’enfance et ceux engrangés lors se son séjour en Allemagne.

La publication de Bella provoqua en 1926, une sorte de scandale politique. Il s’agissait d’un pamphlet où le lecteur pouvait reconnaître sous les personnages de Rebendart et Dubardeau, Raymond Poincaré, Président du Conseil en opposition à Philippe Berthelot, secrétaire général au Ministère des Affaires Étrangères et protecteur de Giraudoux, ce dernier ayant naturellement le beau rôle…

Alors qu’il était placé hors cadre et mis à la disposition de la Commission d’Évaluation des Dommages de Guerre des Alliés, Jean Giraudoux fit la rencontre la plus importante de toute sa vie, celle du comédien, metteur en scène Louis Jouvet.

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